| |
| |
| L’histoire
de l’équitation et du hippisme |
| |
|
|
| |
Le
cheval à l'époque préhistorique
Dès le paléolithique supérieur, l'art pariétal
témoigne des relations existant entre l'homme et le cheval.
Abondant et relativement facile à chasser, le cheval
devient rapidement un gibier de choix, aux côtés
du cerf, du bison et de l'aurochs. Ainsi, au pied de la roche
de Solutré, en France, la découverte d'une accumulation
d'ossements de chevaux qui remonte au XIe millénaire
atteste d'une méthode de chasse très spécialisée:
les chevaux sauvages étaient, au terme de la poursuite,
acculés en haut d'une falaise, puis précipités.
Peu à peu, probablement à cause de sa nature très
sauvage, les relations vont changer; le cheval sera domestiqué,
mais bien après les moutons, très dociles, les
porcs et les bovidés. Cette domestication, sans doute
aussi importante dans l'histoire de l'humanité que l'invention
du feu, est apparue environ 4 000 ans av. J.-C.,
de façon très progressive. Au début, les
chevaux en semi-liberté et regroupés en troupeaux
étaient destinés essentiellement à l'alimentation,
puis l'idée de monter cet animal, bon galopeur, est apparue
dans l'esprit des éleveurs, le cheval soulageant l'effort
de l'homme dans ses déplacements et lui permettant d'élargir
son territoire. |
L'équitation au cours des siècles
C'est en Ukraine que seraient apparus les premiers cavaliers.
Cependant, la maîtrise de la conduite d'un cheval monté
n'est pas aisée, et le cheval va surtout être utilisé
pour tirer des attelages, notamment les chars de guerre, comme
en témoignent les sculptures et les bas-reliefs de Crète,
d'Assyrie ou d'Égypte.
L'équitation
de manège
Dans toute l'Europe, l'art équestre va connaître
un développement comparable. L'équitation de manège
est particulièrement brillante. Le carrousel, d'origine
italienne, et dont le premier est donné en 1605
à l'hôtel de Bourgogne, est un spectacle de maîtrise
équestre très prisé; offert à l'occasion
de fêtes, de mariages, il remplace le tournoi.
Le manège royal de Versailles,
créé en 1680, avait pour charge de dresser
les chevaux de promenade et de chasse pour le service du roi
et l'enseignement des futurs officiers de la cavalerie. François
Robichon de La Guérinière, l'un des plus grands
maîtres cavaliers de tous les temps, dirige le manège
des Tuileries et rejette les méthodes violentes de dressage.
Son influence fut grande; il inspira l'École espagnole
de Vienne.
Mais la nature de cette équitation est très peu
adaptée à l'utilisation du cheval dans la guerre,
et les cavaleries, face aux modifications des tactiques et à
l'amélioration de la défense du fantassin, deviennent
très vulnérables. C'est Frédéric II
de Prusse qui introduit, au début du XVIIIe siècle,
la cavalerie mobile, capable de charger rapidement à
l'arme blanche. En réaction contre l'équitation
de carrousel, l'École de cavalerie de Saumur est créée,
en France, en 1766.
À cette époque se situe l'apogée de l'équitation,
et surtout de la cavalerie militaire. La Première Guerre
mondiale marquera, pour l'essentiel, la fin de l'utilisation
du cheval dans l'armée, même si des éléments
montés apparaissent sur les fronts de Pologne et de France
en 1940.
|
|
|
|
|